Formation prévention et détection des fraudes au téléphone
- Durée : 2 jours
- Tarif : 1 490 € HT / Groupe 8 pers max / jour
Objectifs
- Se positionner dans une démarche d’analyse de la situation client
- Poser les bonnes questions pour une meilleure découverte
- Communiquer efficacement sans divulguer d’informations confidentielles
- Ralentir un client qui agit sous l’influence d’un tiers et sécuriser l’opération
- Gérer avec professionnalisme les situations difficiles
- Être assertif en toute circonstance
Public concerné
- Conseillers bancaires, en agence ou à distance, qui reçoivent les appels de clients alertés, démarchés ou déjà victimes
- Services fraude et sécurité des moyens de paiement, qui émettent les appels de vérification
- Gestionnaires de sinistres et téléconseillers d’assurance, qui recueillent et vérifient les déclarations
- Les salariés d’entreprises, de collectivités ou d’administrations dans le cadre d’un plan de formation
Méthodologie
- Formation pratique et théorique
- Renforcement des acquis par des exercices et simulations
- Séances d’enregistrements et de perfectionnement
- Débriefings par les participants et constats par le formateur
- Axes d’amélioration et de travail des participants
- Remise d’un Plan d’Actions Individuel de Progression
Programme de la formation
Utiliser un discours approprié au téléphone
- Comprendre les détails de chaque situation ou suspicion de fraude
- Expliquer la situation avec des expressions positives
- Aller à l’essentiel sans noyer le client sous les explications
- Communiquer sans divulguer d’informations confidentielles, ni sur le dossier ni sur les règles de détection
- Personnaliser son appel pour instaurer une relation de confiance
Les différentes étapes de l’appel en fraude
- Les gestes clés et les étapes de l’appel, de la présentation à la prise de congé
- Rendre l’appel vérifiable, en proposant au client un contre-appel par un canal officiel
- Dérouler son plan d’appel avec aisance, en émission comme en réception
Maîtriser la conduite de son entretien téléphonique
- Énoncer l’objet de l’appel
- Se positionner dans une démarche d’analyse de la situation client
- Poser les bonnes questions pour une meilleure découverte
- Réaliser un bon diagnostic en appel sortant
- Être attentif aux détails et aux informations fournies par le client
- Reformuler positivement les explications du client
- Écouter les réponses pour déterminer si une fraude est en cours et les mesures à prendre
- Synthétiser la fin de l’entretien en rappelant les prochaines actions
Les signaux du résistant
- Maîtriser les étapes du traitement des situations délicates
- Repérer une opération dictée par un tiers, enchaînement inhabituel d’opérations, client resté en ligne avec un autre interlocuteur, refus de toute vérification
- Faire preuve de fermeté et maîtriser son stress
- Faire preuve d’assertivité et s’affirmer par le « je »
- Rester factuel, sans entrer dans la polémique
Mises en situation, jeux de rôles
- Jeux de rôles et simulations enregistrées sur les scénarios de l’établissement
- Constats et débriefs
- Plan d’Actions Individuel de Progression
- Entraînement intensif aux techniques et méthodes
- Accompagnement de groupe et individuel
Cette formation prépare les équipes de banque et d’assurance aux entretiens téléphoniques où se joue la fraude. L’appel sortant de vérification, déclenché par une alerte sur une opération ou une déclaration. L’appel entrant d’un client démarché par un faux conseiller, parfois déjà convaincu. Le conseiller y apprend à obtenir des réponses précises sans rien divulguer, à se rendre vérifiable et à ralentir un client qui agit sous influence.
Phone Training forme depuis 2012 les équipes téléphoniques de banques et d’assureurs. Les mises en situation reprennent les cas réels de votre établissement.
Pourquoi former les conseillers à la conversation de fraude ?
L’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement définit lui-même le terrain. La fraude par manipulation « couvre les cas où le client est manipulé par le fraudeur lors d’une conversation téléphonique, souvent en usurpant l’identité du prestataire de services de paiement ». La fraude se joue dans une conversation. Sa prévention aussi.
Son rapport 2025, publié le 9 septembre 2026, chiffre la fraude au virement à 485 millions d’euros, en hausse de 37 % sur un an. 61 % de ce montant relève du détournement, c’est-à-dire d’une opération initiée par le client lui-même, sous la contrainte ou la tromperie.
Le même rapport désigne le levier côté établissements. « Renforcer l’information et l’interaction avec le client constitue un enjeu primordial pour contrer la manipulation. » Les outils de détection signalent l’opération atypique. L’échange avec le conseiller décide de la suite.
Le numéro affiché ne suffit plus à rassurer le client. L’authentification des numéros, largement opérationnelle depuis janvier 2025, réduit l’usurpation du numéro d’appel. L’Observatoire relève pourtant la persistance de quelques cas de faux conseiller avec numéro usurpé. Le vrai conseiller doit donc prouver sa légitimité autrement.
Côté assurance, l’ALFA a détecté 946 millions d’euros de fraude en 2025, dont 627 millions en IARD. L’agence précise que ce chiffre mesure les résultats de ses adhérents, pas l’ampleur réelle du phénomène. Au téléphone, le gestionnaire de sinistres recueille la déclaration. Ses questions déterminent la précision des faits transmis au service fraude.
Quelles situations la formation prépare-t-elle ?
|
Situation |
Ce que vit le client |
Ce que le conseiller obtient |
|---|---|---|
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Appel sortant après une alerte |
La surprise, parfois la crainte de parler à un faux conseiller | Des réponses précises sur l’opération, sans révéler les règles de détection |
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Client qui refuse toute vérification |
Une méfiance entretenue par les messages de prévention | Un contre-appel par un canal officiel, que le client accepte |
| Client sous influence qui insiste pour valider une opération | L’urgence dictée par un tiers, la conviction d’agir pour se protéger |
Un temps d’arrêt et la mise en sécurité du compte |
| Déclaration de sinistre incohérente | L’inquiétude, ou la volonté d’obtenir la prise en charge |
Des faits datés et vérifiables, recueillis sans accusation |
Mme Aubert : « Je ne vous donnerai rien du tout. On m’a dit de ne jamais répondre à ce genre d’appel. »
Yanis : « Vous avez raison, et je ne vous demande aucun code. Raccrochez, appelez le numéro de votre agence ou celui inscrit au dos de votre carte, et demandez le service fraude. Je note votre dossier pour que mon collègue le retrouve. »
Le conseiller valide la prudence de la cliente et lui donne un chemin de vérification. La méfiance devient un point d’appui.
La méthode enseignée suit 3 temps.
- Annoncer ce que le conseiller ne demandera jamais : code, mot de passe, validation d’opération. L’Observatoire le rappelle dans son rapport, le personnel bancaire n’a pas besoin de ces informations pour annuler une opération frauduleuse.
- Proposer le contre-appel par le numéro de l’agence, celui de la carte ou l’espace client authentifié.
- Poser les questions une à une, en donnant la raison de chacune.
Comment le programme s’adapte-t-il à votre établissement ?
Le cadrage fixe 3 éléments avec le service fraude ou le responsable du plateau.
- Les appels travaillés, émission de vérification, réception de clients démarchés, recueil de déclarations de sinistre.
- Les procédures et formulations en vigueur, que chaque mise en situation applique.
- Les informations qui restent confidentielles, en particulier les règles de détection, exclues des scénarios.
La formation porte sur la conduite de l’appel. La lutte contre le blanchiment et la connaissance du client conservent leurs propres parcours réglementaires.
Après la session, un retour sur expérience collectif ou un accompagnement individuel sur le poste permet de reprendre les appels réels traités depuis.
Questions fréquentes
Faut-il former ensemble le service fraude et les conseillers ?
Les 2 publics partagent un socle, questionnement, discours sans divulgation, fermeté. Leurs appels diffèrent. Le service fraude appelle et doit prouver sa légitimité. Le conseiller reçoit et doit ralentir un client pressé par un tiers. Un groupe mixte fait connaître à chacun le rôle de l’autre, des groupes distincts approfondissent chaque type d’appel. Le choix se fait au cadrage.
La formation convient-elle aux équipes d’assurance ?
Oui. Les gestionnaires de sinistres travaillent le recueil et la vérification d’une déclaration. L’enjeu est d’obtenir des faits précis et datés, sans présumer de la mauvaise foi de l’assuré, et de transmettre au service fraude un dossier exploitable.
Quels indicateurs suivre après la formation ?
Le taux d’appels de vérification aboutis, client joint et opération confirmée ou annulée. Le nombre de contestations pour fraude sur des opérations validées après un appel. Les réclamations liées aux appels de vérification. Ces 3 indicateurs montrent si les conseillers sécurisent les opérations sans dégrader la relation client.
La formation existe-t-elle à distance ?
Oui, par visioconférence, avec des mises en situation enregistrées. Ce format convient aux services fraude et aux plateaux répartis sur plusieurs sites.
Pour aller plus loin
- Relation client en banque, sécurité des échanges, fragilité financière, annonces sensibles.
- Relation client en assurance, sinistres refusés, contrats complexes, réclamations.
- Formation personnes vulnérables, pour les clients fragiles, souvent ciblés par les fraudeurs.
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